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LA GRANDE VOIE


La grande Voie n'est pas difficile,

il suffit d'éviter de choisir.

Si vous êtes libre de la haine et de l'amour,

elle apparaît en toute clarté.

S'en éloigne-t-on de l'épaisseur d'un cheveu,

un gouffre sépare alors le ciel et la terre.

Si vous voulez la trouver,

Ne tentez pas de suivre ni de résister.

La lutte entre le pour et le contre,

voilà la maladie du cœur !

Ne discernant pas le sens profond des choses,

vous vous épuisez en vain à pacifier votre esprit.

Perfection du vaste espace,

il ne manque rien à la Voie, il n'y a rien de superflu.

En recherchant ou en repoussant les choses,

nous ne sommes pas en résonance avec la Voie.

Ne pourchassez pas le monde soumis à la causalité,

ne vous perdez pas non plus dans un vide de phénomènes !

Si l'esprit demeure dans la paix de l'Unique,

cette dualité disparaît d'elle-même.

À la moindre trace de bien ou de mal,

l'esprit s'embrouille dans les complexités.

En cessant d'agir pour trouver la tranquillité,

celle-ci ne sera qu'un surcroît d'agitation.

Recherchant le mouvement ou le repos,

comment pourrions-nous connaître l'Unique ?

Quand on ne comprend pas la non-dualité de la Voie,

le mouvement et le repos sont faux.

Si vous repoussez le phénomène, il vous engloutit ;

si vous poursuivez le vide, vous lui tournez le dos.

À force de paroles et de spéculations,

nous nous éloignons de la Voie.

Coupant court aux discours et aux réflexions,

il n'est point de lieu où nous ne puissions pénétrer.

Revenir à la racine, c'est retrouver le sens ;

courir après les apparences, c'est s'éloigner de la Source.

Dans l'instant, en retournant notre regard,

nous dépasserons le vide des choses du monde.

Si le monde paraît changer,

c'est à cause de nos vues fausses.

Inutile de rechercher la vérité,

abandonnez seulement les vues fausses.

Ne vous attachez pas aux vues duelles,

veillez à ne pas les

La dualité n'existe que par rapport à l'Unité ;

ne vous attachez pas à l'Unité.

Pour un esprit qui ne fabrique pas,

les dix mille choses sont inoffensives.

Sin Sin Ming





Poème Zen

Le printemps s’en va, cent fleurs se fanent. Le printemps revient, cent fleurs s’épanouissent. Devant nos yeux, la roue du temps tourne sans cesse, Et déjà les cheveux sur nos tempes blanchissent. Mais ne croyez pas qu’avec le départ du printemps, Toutes les fleurs sont tombées. Hier soir encore, devant mon jardin, J’ai trouvé une branche de pêcher en fleurs. Man Giac (Maître zen)

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