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DHARMATA 

Ecole de Yoga & d'Ayurveda

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Dharmata info – Février 2022  
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Psychologie Yogique et Ayurvédique – Retour sur le week-end du 29/30 janvier

Dans la plupart des voies spirituelles, l’ego (Ahamkara) est perçu comme un obstacle dans la progression et l’accent est mis sur la nécessité de s’en libérer pour trouver la plénitude de l’Être. Cependant, tout chercheur spirituel sincère ne peut que constater que chaque fois qu’il se croit tiré d’affaire, c'est-à-dire libéré de l’emprise de l’ego, en réalité il n’en est rien.                                                                                             Nous nous pensons libre du corps, mais dés qu’il montre des signes de faiblesses, de vieillissement, des douleurs, des maladies, nous nous sentons affectés.

Nous nous croyons en sécurité intérieurement, mais à la moindre difficulté financière, nous ressentons de l’insécurité.                                       Nous nous ressentons comblés affectivement, mais lorsqu’un être cher nous quitte, un vide sidéral nous envahit.                                                 Nous nous imaginons pleins de sagesse, pourtant il nous arrive encore de nous vexer comme un adolescent et de prendre la fuite.                     Nous sommes convaincus d’avoir atteint le bonheur sans cause, cependant nous attendons ce petit verre de vin qui nous met en joie, la cigarette qui nous apaise, ou le carreau de chocolat qui nous remonte le moral.                                                                                                       Nous sommes convaincus d’être bons, pourtant nous attendons encore un retour de nos actions, un remerciement, une reconnaissance. 

Enfin, combien d’entre nous sont persuadés d’être maitres d’eux-mêmes et de leur vie, mais au final nous ne pouvons que constater que tout nous file entre les doigts sans que nous ne puissions rien contrôler.                                                                                                                         Malgré toutes ces années de pratique spirituelle, nous sommes encore traversés par des colères rentrées rugissantes, des vagues de tristesse insoupçonnées qui tentent de nous étouffer, des désirs grimaçants dont les contorsions nous effraient, toutes sortes de petits regrets inutiles et de lâchetés silencieuses. Nous nous pensons libres, mais ne faisons que réagir à nos conditionnements.

Après tout ce cheminement, nous ne pouvons que constater que l’ego est toujours là.

En vérité, nous ne pourrons jamais nous débarrasser de l’ego, c’est impossible ! Tant qu’on a un corps, on a un ego. Il est la force du ‘Je/Sujet’ qui s’associe à la personnalité ‘objective’ (persona : masque), faite de caractéristiques psychologiques, de schémas de pensées, d’empreintes karmiques (samskara et vasana), de conditionnements culturels, éducatifs et d’expériences individuelles. Comparable à une armure censée nous protéger de ce qui pourrait nous mettre en danger, cette identification personnelle s’est développée à la superficie de notre Être et s’est superposée sur notre vrai Soi éternellement libre et heureux.                                                                                                      Nous  souffrons tous d’une blessure originelle, qui n’est autre que l’illusion de séparation du Divin, pourtant présent au plus profond de nous-mêmes. Cette blessure sera vécue de différentes manières en fonction du bagage karmique de chacun. Plus les blessures sont importantes, plus la carapace de l’ego est épaisse et plus il sera difficile de gouter à la plénitude de l’Être.                                                                               Nous avons pris l’habitude, depuis notre enfance, de nous montrer fort, de fuir nos fragilités, de refouler nos blessures, de nous cacher tel que nous sommes, de tenter d’être parfait afin d’être aimé, de contrôler notre monde afin de nous affirmer…                                           

Cependant, nos mains qui tremblent, nos poitrines serrées, nos épaules rentrées, nos dos courbés, nos bras ballants ou collés au corps, nos nuques raides, nos genoux bloqués, nos fesses fuyantes, nos regards tristes, nos cœurs qui soupirent, trahissent un mal-être profond trop longtemps ignoré.                      

Si nous nous donnions la peine de regarder avec attention, juste là, sur notre ‘fumier personnel’, une fleur, une petite fleur sauvage, timide et frêle s’épanouit… elle symbolise notre capacité à Aimer.                                                                                                                                

Et si nous apprenions enfin à accepter humblement notre nature humaine telle qu’elle est, aussi imparfaite soit-elle ?  Est-ce que la perfection est le but de la vie humaine?  Non, la perfection n’est pas de ce monde ! Aucun être humain n’est parfait et jamais aucun être humain ne l’a été, ni même Jésus, ni même Buddha. Tout ce qui est né est impermanent et mourra, tout ce qui est mortel est imparfait.                                     Il est donc peut-être temps de regarder en face nos faiblesses, de cesser de les ignorer ou de nous y complaire, de les apprivoiser, de les comprendre, d’apprendre à les accepter, à les aimer, en comprenant que seul ce regard tendre, compassionnel, peut nous permettre d’abandonner notre égocentrisme, notre orgueil, notre arrogance, notre vanité, notre suffisance, et enfin notre sentiment de séparation…

A nous ouvrir aux autres, à rencontrer leurs fragilités, à les comprendre, ce qui décuple notre capacité à Être et à Aimer.                                 N’ayons pas peur de notre imperfection, allons à sa rencontre, comme le père du fils prodigue, prenons la dans nos bras et embrassons la de tout notre cœur.

Oui, nous ne sommes pas parfaits, ou plutôt si, nous sommes parfaitement humains…c’est juste cela qu’il nous est possible de faire, accepter de nous en remettre à Dieu, d’être petit dans sa main, d’accepter de n’être rien sans Lui.

C’est là et uniquement là, qu’il y a libération, non pas de l’ego, mais la liberté de s’en remettre à Dieu, de cesser de se vivre séparé de Lui, et de se mettre humblement à Son service… par Amour. Om Tat Sat !                                                                                                                              Swami Dharmapriyananda Saraswati

Extrait du Satsang du 15 janvier, à la Selve et en visio avec Nice, ayant réuni 18 participants, en aide aux restos du cœur Aveyron (nous avons récoltés 370e). D’après la prise de notes de Tarajyoti.

Mathilde : Pour moi, qui médite régulièrement, ce que je trouve difficile c'est que le mental gigote toujours. Comment ne pas laisser le mental s'agiter ?

Swamiji : Avec la pratique de la méditation, on peut s'entraîner à observer le mental qui s'agite sans le suivre. On reste dans le présent, comme un fond tranquille, immuable, témoin qui observe le mouvement de la vie (ici, le mental qui s'agite).

Peu à peu, on vit  la vie depuis la Présence témoin. Ce fond tranquille immuable accueille l'agitation de la vie. C'est un retournement : Ne plus s’identifier au mental. Quelque soit ce qui est vécu, agréable ou désagréable, cela n'a plus d'importance.

Mathilde : J'expérimente ce retournement dans la méditation, mais dans la vie de tous les jours c'est difficile.

Swamiji : Applique-toi à regarder dès le départ, dès que le mental commence à s'agiter, prends conscience que c'est la Conscience qui perçoit le va et vient et cette Conscience est toujours là. Expérimente que la Conscience est immuable. Elle est derrière, en amont de toute chose.

Coline : Pour moi, un outil qui m'aide beaucoup, lorsque je vois que je suis emportée dans le mental ou dans mes émotions, c'est de revenir à la respiration. C'est un outil qui calme. Observer aussi le cycle de la respiration, inspiration/expiration me rappelle que rien ne dure.

Mathilde : Oui, la notion d'impermanence comme en parle le bouddhisme c'est très rassurant. Cela a même un côté jubilatoire !

Swamiji : Tu as raison Coline, revenir à la respiration est un outil très utile. Et c'est vrai, tout est

impermanent, rien ne dure. Mais, vois-tu Mathilde, ce qui sécurise réellement c'est de connaître ce qui demeure et ne pas rester attaché à ce qui est impermanent (racine de la souffrance). Sinon, on reste quelqu'un qui vit une expérience (transitoire) tout en demeurant attaché !!! Ce qui change radicalement notre vécu, c'est de faire ce retournement et de découvrir qu'il y a quelque chose en nous d'inébranlable : la Présence. A ce moment là, la souffrance cesse.

Mathilde : la souffrance c'est quand même très difficile.

Swamiji : On peut expérimenter durant la méditation la Présence libre de la douleur. C'est la véritable guérison. Ce qui guérit réellement c'est la Présence = le Présent. Le Présent, c'est le même tout le temps, depuis que l'on est né. Il n'a pas bougé. La Conscience est Une. Elle est la même depuis toujours. Elle est sans limite. Qu'on l'appelle Présence, Conscience, Etre, le Soi, la nature de Bouddha, la vacuité, « Je Suis ». C'est notre être profond et c'est le même pour tous. On peut aussi l'appeler le Divin en Soi si on est en accord avec ce terme.

Dyvia shakti : Ce que je n'arrive pas à faire, c'est la transition. Dans la méditation, le corps n'existe plus, il n'y a plus de douleur et quand je reviens, le corps a des douleurs.

Swamiji : La Présence est vacuité. Ses qualités sont la Paix, la Joie, l’Amour. La Présence est sans douleur. Quand on revient dans l'expérience, on revient dans l'humanité qui connaît ses hauts et ses bas et qui souffre. Le but ce n’est pas de demeurer constamment dans l’arrière plan Conscient, mais de vivre cette vie humaine depuis la Conscience. Ainsi, la Peur, l'anxiété s’atténuent et la souffrance disparait. Mais au départ, nous devons commencer par observer, prendre du recul, observer les phénomènes qui vont et viennent. Puis se poser la question : « Qui observe ? » C'est la Conscience.

C'est un long processus, un cheminement qui prend du temps.

La clé, c'est de revenir sans cesse au « Présent ». Attention ce n'est pas revenir au « moment présent ». C'est très différent. Le « Présent » est un espace de Présence hors-temps alors que quand on parle de « moment présent » on vit une expérience dans le temps, cela reste un moment.

Coline : J'aime le va-et-vient de la respiration. Ça me rend vivante. Il y a les deux pôles et je peux sentir cette unité

Swamiji : La respiration, c'est le Souffle de Vie. Mais Qui observe la respiration ? C'est ça qui transforme vraiment. Vivre pleinement les expériences, c'est bien, ça calme, mais ce n'est pas suffisant. Tu restes dans l'expérience. Fais un pas de plus, réalise que tu es cette Présence !

Coline : Mais, est-ce que je ne vais pas tomber dans le vide ?

Swamiji : ...Ah ! Nous y voilà !!! Il y a certainement une peur... En réalité, ce vide n'est pas vide, il est plein. Quand on se répète des concepts on reste dans le mental. La méditation invite à vivre la Présence, pas à rester dans les concepts. Quand on médite depuis longtemps, il faut aller jusqu'au bout, il faut faire ce pas de plus, il faut faire ce retournement.

La Présence est la seule vraie guérison de la personne et de nos névroses. La psychologie,

Psychanalyse ... tout cela est très bien, c'est même très utile, mais on continue à s’identifier à la personne, à la fortifier.

Mathilde : Quand on est dans la Présence est-ce qu'on peut dire qu'on est dans la transcendance ?

Swamiji : Le but n'est pas de rester dans cet arrière-plan transcendantal. On doit vivre notre humanité. Une fois qu’on s’est éveillé à la Divine Présence comme soi-même, on continue à vivre notre vie humaine, mais sans s’identifier à la personne.

Mathilde : Au final, ne serait-ce pas l'objectif de toute vie humaine ?

Swamiji : Oui, on cherche tous, consciemment ou pas la Plénitude de l'Etre, même quand on vient pour la première fois à une méditation pour se sentir mieux.

Mathilde : Est-ce que toi, tu as atteins l'éveil ?

Swamiji : Quand on Connait la Vérité, plus jamais Elle ne nous quitte. Cependant, en tant qu'humain, l'éveil doit être renouvelé instant après instant. Om Tat Sat !

Zoom sur les événements à venir

*Yoga Toumo (du froid) sur la plage de granouillac (lac de villefranche de Panat),

A partir du samedi 19 mars et tous les samedis matin, de 10h à 11h30.                        

Avec Christian (Rûdra), formé au Toumo et pratiquant expérimenté.

Le Yoga Toumo est l’une des meilleures pratiques pour renforcer l’immunité, apaiser les inflammations diverses, lutter contre la dépression, le stress et l’anxiété. Il nous permet de maitriser le mental, surmonter nos peurs et dépasser nos limites sans violence mais avec détermination.                                                   La séance : 10e ;  5 séances : 40 e ;  10 séances : 70e ;   Renseignements : 06 65 23 95 69

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-23/24 avril : Diététique Yogique § Ayurvédique (ouvert à tous)                                  -5/12 juillet : Form. Ayurveda et Yoga Thérapie § Retraite d’été (ouverte à tous)            -22/29 octobre : Retraite automne : Prana vidya et Prana thérapie (ouverts à tous)      Infos complémentaires à venir