Le Vedànta fait partie des six darshana (vision éclairée) de la doctrine métaphysique indienne et incarne le fondement de l'hindouisme, en plaçant la recherche de l'Absolu au-dessus de toutes les démarches humaines.                                                                                                                      

Le mot Vedànta signifie « fin des Veda », il désigne donc l'enseignement qui constituent la partie finale des Védas, les Upanisads.                                  

Dans les Upanishad, la Conscience pure, appelée Brahman (le Soi universel), est présentée comme le substrat de l'univers, à partir duquel apparaissent le monde ainsi que le « Je »  individualisé (Ahamkāra). Selon le Vedānta, la manifestation n’est qu’apparence impermanente et donc illusoire, seul le Brahman éternel existe en réalité. Le monde tout entier n'est pas ce qu'il semble être : il n'a pas d'existence indépendante, il est la manifestation d'une réalité ultime, il est une simple apparence, et il surgit par le jeu de māyā, le pouvoir créateur inhérent au Brahman. C'est sur ce dernier aspect que l'Advaita Vedānta qui est l'une des écoles la plus représentative du Vedānta aujourd'hui, insiste particulièrement. Adi Shankara, 800 ap. J.-C. est à l'origine de la Voie de la Non-Dualité telle qu'elle s'est répandue dans le monde d’aujourd’hui et enseigné par Sri Ramana Maharshi et Nisagardatta Maharaj, entre autres Maitres contemporains.

La philosophie Védantique n'est liée à aucune croyance. « Sat », La Vérité mentionnées dans les textes en tant que « Cela » à l'intime de chaque être, peut, par la connaissance, ou par la pratique du yoga, être réalisée dans cette vie même. Sri Shankara décrit le jīvan-mukta comme le « délivré-vivant », c'est-à-dire celui qui, ayant atteint la connaissance vraie, reste encore de ce monde, comme un être réalisé.